• Chapitre 18 (Barbapapa)

    Alexandre se réveilla en sursaut.

    Il était trempé de sueur.

    Il se demandait où il se trouvait.

    Il ne connaissait pas cet endroit, cette chambre.

    Dans la pénombre, il ne distinguait pas grand-chose, mais il savait qu’il n’était pas chez lui.

    Pourquoi, ce mal au crâne ?

    Suis-je toujours à l’hôpital ? Pourtant ça ne ressemble pas à un hôpital ici !

    De dessous une porte fermée s’échappait une lueur, probablement de la pièce voisine se dit Alexandre.

    Il rassembla toutes ses forces et réussi à se lever.

    Il avança jusqu’à la porte d’une démarche mal assurée en manquant de tomber à plusieurs reprises, un peu comme si ses jambes avaient du mal à le soutenir.

    Pourquoi ce mal de crâne ?

    La douleur est intense et c’est elle qui me brouille quelque peu la vue, se disait-il.

    Il manqua une fois de plus de s’écrouler au sol et se rattrapa de justesse à un meuble qui se trouvait là, entrainant la chute de quelque chose.

    A peine quelques secondes suffirent pour permettre à Alexandre de savoir que le ray de lumière venait d’une pièce où il y avait quelqu’un.

    Cet homme se précipita pour le soutenir et le reconduire au lit.

    • « Alexandre ! Ca va vous n’avez rien ? Ce n’est pas raisonnable dans votre état ! »
    • « Max ? C’est toi ? »
    • « Voyons Alexandre qui voulez-vous que ça soit ? »
    • « Tu ne me tutoies plus ? »
    • « Va pour le TU, ça sera plus facile ! »
    • « Comment ça plus facile ? »
    • « Tu ne te souviens donc de rien ? »
    • « Je suis perdu là ! »
    • « Faut dire qu'avant-hier tu en tenais une sacrée ! »
    • « Hein ? Quoi ? »
    • « Houlà ! T’as pas dessaoulé toi ! Tu en tenais une plus costaud que ce que je pensais ! »
    • « Mais, je n’ai rien bu avant de m’écrouler ! Je n’avais même pas pris mon petit déjeuner ! »
    • « Tu rigole ! Avec tout ce que tu t’es enfilé vendredi ! »
    • « Mais, non je t’assure ! »
    • « Allez ! Allonges-toi, je vais te chercher un verre d’eau ! »
    • « Mais on est où ici ? »
    • « Ben ! Chez moi ! Je n’allais pas te laisser repartir, de toute façon t’en étais incapable ! Alors, je t’ai ramené chez moi ! »
    • « T’as changé la déco ? »
    • « Non, pourquoi ? Comment aurais-tu pu connaitre ma déco de toute façon ? »
    • « Tu me fais marcher là ? »
    • « Voilà t’es bien calé ! Je reviens ! »

    Une fois Alexandre allongé Max sorti de la chambre toujours dans la pénombre.

    Alexandre le regarda s’éloigner, pensif.

    Je n’y comprends rien ! Que se passe-t-il ? Et puis Max, je le trouve différent !

    Alexandre entendit Max ouvrir la porte d’un réfrigérateur.

    Comment est-ce possible ? La cuisine n’est pas à côté de sa chambre !

    Décidemment, il se sentait totalement perdu.

    Il tâtonna pour trouver une lampe de chevet et lorsque sa main trouva l’interrupteur, il découvrit une pièce totalement inconnue.

    Ce n’est pas possible, une pièce aussi miteuse dans notre maison !

    Lorsque Max entra dans la pièce un verre d’eau à la main, Alexandre poussa un hurlement !

    • « Ne me dis pas que tu es allergique à l’eau ? »
    • « Ton visage ? »
    • « Quoi mon visage ? Je suis si laid que ça ? »
    • « Non, justement ! »
    • « Ben, mon vieux ! Tu ne devrais pas boire, ça ne te réussi pas du tout ! »

    Max tendit le verre à Alexandre.

    • « Tes mains ? »
    • « Quoi mes mains ? »
    • « Elles sont lisses ! »
    • « Oui et alors ? »
    • « Max quel âge as-tu ? »
    • « Je viens d’avoir trente-cinq ans ! Mais pourquoi cette question subitement ? »

    Alexandre bu le gigantesque verre d’eau d’une seule traite.

    • « Et moi, j’ai quel âge ? »
    • « Je ne sais pas exactement, mais je dirais, dix ans de moins que moi ! »
    • « Normalement, c’est moi qui devrait te poser des questions pour savoir si tu es encore saoul ! »
    • « Max, je viens de faire un horrible cauchemar ! »
    • « Pas étonnant, tu dors depuis presque 30 heures ! »
    • « C’était pourtant si réel ! »
    • « Ce qui était réel, c’est l’inauguration de vendredi et la cuite que tu as pris au champagne ! »
    • « J’ai du sacrément boire ! »
    • « Tu as bu plus que ce que j’ai du boire de toute ma vie ! Mais rassures-toi, tes futurs associés ne t’ont pas vu dans cet état ! »
    • « Merci ! »
    • « De rien ! Mais je ne pouvais pas te laisser comme ça ! »
    • « Et ce pyjama ? »
    • « C’est un des miens, je me suis permis de t’éviter de dormir dans ton costume, tu ne m’en veux pas j’espère ? »
    • « Tu m’as déshabillé ? »
    • « Je me suis dit que ça serai plus confortable ! Et puis ne t’inquiètes pas, j’en ai vu d’autres lorsque je faisais du sport à l’université ! »
    • « Je me sens gêné ! »
    • « Il ne faut pas, la nature t’as gâté ! »

    Max et Alexandre avaient le visage rosissant.

    Comme pour changer l’atmosphère Max lança :

    • « Et ton cauchemar alors ? »
    • « C’était horrible ! Mais je crois que j’ai une leçon à en tirer ! »
    • « Ah ? »
    • « Oui, il faut que je te dise quelque chose ! »